Philippe Saint-André a été frustré par le nombre d'étrangers dans le championnat français, qui a surtout un effet sur la quantité de joueurs titulaires en club à l'ouverture et au poste de pilier droit.
Les Irlandais ont eux aussi souffert lors du tournoi, de graves blessures à de joueurs importants, et des performances décevantes a fait qu'ils ont gagné qu'un match sur trois.
Une première victoire à Cardiff contre le Pays de Galles avait donné des espoirs mais des défaites à Dublin contre l'Angleterre et à Murrayfield contre l'Ecosse ont suivies.
Les deux entraineurs se retrouvent sous pression et Saint-André veut la prendre pour lui.
Il a dit : « On est critiqué, c'est normal après trois défaites. Le bouc émissaire doit être moi, pas les joueurs ou le staff. »
« Je le vis bien. Si tu ne veux pas être critiqué, il ne faut pas faire sélectionneur. On apprend beaucoup plus dans les défaites. Les critiques sont toujours bonnes, positives, mais il faut garder l'éthique de notre sport. »
Pour essayer de mettre fin à leur série de défaites, Saint-André a effectué trois changements, avec notamment le retour de Frédéric Michalak à l'ouverture à la place de François Trinh-Duc.
A l'aile Maxime Médard fera son retour, un an après s'être gravement blessé au genou contre l'Ecosse, tandis que Florian Fritz est préféré à Mathieu Bastareaud au centre.
Kidney, pour qui le contrat court jusqu'à cet été, a également choisi de changer trois joueurs.
Cian Healy est de retour d'une suspension, Mike McCarthy revient en deuxième après une blessure et finalement Fergus McFadden est titularisé à l'aile.
Kidney assure qu'il ne pense pas du tout à son avenir, et se concentre uniquement sur la fin du tournoi.
Il a dit : « J'y pense pas vraiment. Mon seul objectif c'est d'aider les joueurs à faire de leur mieux. C'est pour ça que je suis là. On a un autre match contre la France et je me concentre là-dessus. »
« Quand une équipe évolue, comme celle-ci, ça met du temps. On essaie de mettre le moins de temps possible pour que les choses se mettent en place. On n'est pas loin. »
« On ne veut pas faire d'excuses mais avec une passe qui trouve un co-équipier les choses pourraient être très différentes. Il faut tenir le coup. »








