Les Italiens arrivent plein d'optimisme. Si la nouvelle équipe de Jacques Brunel a perdu contre la France et l'Angleterre, contre les Bleus elle a dominé la possession, sans marquer d'essai pour autant, et les troupes de Stuart Lancaster étaient dos au mur une semaine plus tard, menés 12-6 à la mi-temps, avant qu'un essai en contre de Charlie Hodgson soit décisif.
En même temps les Irlandais ont dû réfléchir sur leur défaite contre le Pays de Galles lors de la première journée et se trouvent dans l'obligation d'enregistrer une première victoire du tournoi.
Le pilier de Leicester, Martin Castrogiovanni, sera indisponible pour le reste du tournoi, mais comme c'est souvent le cas chez les Italiens, le paquet d'avants représentera un grand défi pour l'Irlande, comme le souligne leur capitaine Paul O'Connell.
Il a dit : « Il faut ces grands avants, puissants, pour passer la ligne d'avantage, comme ils en ont. Mais une fois qu'on a fait ça, il faut savoir attaquer au large. »
« Ils ont beaucoup progressé depuis le début des Six Nations. Mais on a faim et on est enthousiastes. Si on est à la hauteur du gros défi physique, on aura toutes les chances de gagner. »
Declan Kidney a choisi de reconduire la même équipe qui aurait dû jouer contre la France, avec Jonny Sexton remis de sa blessure à la cuisse.
Ça veut dire que Keith Earls, qui avait manqué le match contre les Gallois parce que sa fille était malade, fera sa première apparition dans le tournoi; Fergus McFadden devra se contenter d'une place sur le banc des remplaçants.
Dans l'absence de Castrogiovanni, Lorenzo Cittadini est titularisé au poste de pilier droit pour l'Italie, tandis que de l'autre côté de la première ligne Michele Rizzo découvrira le Tournoi.
Brunel a effectué deux autres changements, Tobias Botes remplace à l'ouverture son co-équipier de Trévise, Kris Burton, après que les deux aient été maladroits du pied face à l'Angleterre.
Botes, qui joue à la mêlée pour Trévise, avait remplacé Burton contre l'Angleterre, sans plus de succès avec les tirs aux buts, mais c'est le demi de mêlée, né en Afrique du Sud, qui est préféré.
L'autre changement est le retour d'Alberto Sgarbi au poste de premier centre, et le manager Luigi Troiani a prévenu ses joueurs qu'ils doivent montrer plus de réalisme pour gagner un premier match du tournoi.
Il a dit : « Après le weekend on a quelques pépins physiques et un peu de fatigue mais pas plus que d'habitude. »
« A l'Olimpico on a payé cash nos erreurs et on n'a pas su profiter des fautes de nos adversaires. Ça explique le score final. »
« Maintenant on pense à l'Irlande, une équipe qui met beaucoup de pression et ne laisse pas d'espace. »
« Ils sont très forts pour ralentir les ballons et seront un adversaire formidable, surtout à domicile et on est très conscients de ça. »








