Si les hommes de Declan Kidney ont eu du mal en début de match ce tournoi, ça n'a rien à voir avec les problèmes françaises dans le premier quart.
Contre l'Italie, la France ont été dominé en début de match tandis que contre l'Ecosse ils étaient menés 10-0 avant de revenir au score.
Après une victoire 42 à 10 contre l'Italie l'Irlande arrive en plein confiance et Saint-André a prévenu ses joueurs qu'ils ne peuvent pas se laisser éloigner au score.
Il a dit : « Il va falloir très bien commencer contre les Irlandais, bien rentrer dans la partie. C'est ce qui nous a manqué contre l'Italie et l'Ecosse. Il ne faudra pas se réveiller au bout de vingt minutes. Nous devrons être présents dès le début. On compte sur notre public, le seizième homme, pour être derrière l'équipe de France dès la première minute. »
« On connaît les Irlandais. Ils sont bien structurés et organisés. Ils ont l'habitude de jouer ensemble. C'est pour ça que nous n'avons pas voulu trop changer l'équipe et garder une grosse ossature avec la même ligne de trois-quarts, à part Maxime [Médard] qui est blessé et remplacé par Clément Poitrenaud. Nous avons juste envie de continuer avec cette équipe tout en sachant que le début de semaine a été plus léger. »
« Les Irlandais sont très bons sur tous les duels aériens. Ils sont pénibles sur toutes les zones de ruck, les zones plaqueur-plaqué et les nettoyages. Ils contestent beaucoup le ballon. Il faudra gagner les six premiers centimètres sur les duels et être très bons dans la présentation du ballon au sol. Ils ont un jeu structuré. On voit qu'ils ont l'habitude d'être ensemble en permanence. »
« Ils ont des habitudes de jeu. Il faudra mettre énormément de pression. Pour gagner, il faut les mettre sur le « reculoir ». A la Coupe du monde, quand ils ont avancé sur chaque impact, ils ont fait exploser les Australiens. Quand elle commence à avancer, cette équipe est redoutable, comme elle l'a montré contre les Italiens. Après avoir pris le score, ils ont récité leur rugby. Ce sera un gros et beau combat. »
Saint-André n'a effectué que deux changement avec le retour de Poitrenaud et la titularisation de Julien Bonnaire à la place de Louis Picamoles.
Kidney a reconduit la même équipe qui a battu l'Italie avec Paul O'Connell encore capitaine.
O'Connell a joué dans les cinq défaites à Paris depuis 2002 et il avoue qu'il est temps que les Irlandais renoue avec la victoire dans l'Héxagone.
Il a dit : « Depuis que je suis là on les a donné des essais faciles. C'est une thème récurrent et on ne peut pas faire ça à Paris. »
« On a bien joué là-bas aussi, mais on s'est souvent laissé trop à faire. Peut-être on a essayé de trop faire dans le passé. Dans la première demi-heure contre l'Italie le weekend dernier ce n'était pas une super performance, il a fallu être patient. Contre la France il faudra jouer dans le bon endroit du terrain. »
« Il faut jouer son meilleur match là-bas. Si on joue à notre potentiel on peut battre n'importe qui, mais le défi est d'attendre ce niveau. »







