Philippe Saint-André a remplacé l'énigmatique Marc Lièvremont pour les Bleus tandis que l'ère de Nick Mallett s'est terminée après quatre ans, remplacé par l'ancien Catalan Jacques Brunel.
Cependant au niveau des joueurs, les deux équipes sont restées plus au moins stables, avec 19 des 30 joueurs qui ont débuté l'an dernier retenus pour ce match d'ouverture au Stade de France samedi.
Les Bleus ont évolué un peu dans les douze derniers mois, Sébastien Chabal, Yannick Jauzion et Sylvain Marconnet ne rejoueront certainement pas pour la France, tandis que le Clermontois Wesley Fofana constitue le grand espoir de la ligne des trois-quarts.
Le capitaine Thierry Dusautoir, élu meilleur joueur du monde par l'IRB l'an dernier, avoue que Les Bleus n'ont pas le choix dans ce premier match.
Il a dit : « Ce n'est pas l'Italie d'il y a quelques années. L'an dernier, c'est tombé sur nous mais c'était juste une suite logique à la progression des Italiens. On va aborder ce match en connaissant l'importance de remporter le premier match, et pour une victoire à Paris devant nos supporteurs. »
« On est arrivé en finale de Coupe du Monde tout en étant conscients qu'il y a encore de nombreux points à améliorer. »
« Il est un peu tôt pour en juger [Philippe Saint-André]. L'accent est porté sur la communication, amener les joueurs à s'exprimer, à dire ce qu'ils pensent. Beaucoup de réunions individuelles et collectives, pour établir des règles fixes et durables. »
En ce qui concerne l'Italie, le plus grand défi pour Brunel sera de trouver la solution à la charnière en difficulté depuis les retraites de Diego Dominguez et de l'actuel entraîneur des lignes arrières Alessandro Troncon.
A Paris, la paire du Benetton Trévise, Edoardo Gori et Kris Burton, aura cette tâche, et Brunel avoue qu'il met beaucoup de responsabilité sur le jeune demi de mêlée.
« C'est la décision pour ce match mais l'esprit qu'on veut à ce poste est un joueur qui est rapide pour accélérer le jeu, » a dit Brunel qui a travaillé avec les Bleus pendant sept ans sous Bernard Laporte.
« Gori a cette qualité. L'an dernier, il avait un rôle plus près du jeu au sol, il avait beaucoup de travail à faire et c'était difficile de trouver cette vitesse. »
« Notre mission est de donner plus de confiance aux trois-quarts et un autre équilibre à l'équipe. »
Gori avoue qu'il apprécie l'occasion de travailler avec Brunel, et a révélé que les transalpins offriront sans doute plus de jeu que dans les années précédentes.
« Ça sera très difficile de tout montrer contre la France mais on essayera, » a ajouté Gori.
« Mallett était très concentré sur la défense, qui était bien sûr, un de nos points forts l'an dernier, mais sans attaque on ne peut pas gagner, alors Jacques se focalise beaucoup là-dessus. »
« On verra ce que ça donnera. »







