
La touche était le seul domaine où les Irlandais avaient dominé Les Bleus dans la défaite cinglante 33-10 l’année dernière et les problèmes de touche sont réapparus dans le premier match du tournoi face à l’Ecosse.
Mais si la touche française pourrait être considérée comme une faiblesse, ce n’est pas le cas pour la mêlée.
Avec un paquet d’avants qui rendait plus de six kilos par joueur aux Ecossais, les Français ont tout de même humilié la mêlée écossaise, la preuve définitive que la technique est décisive.
“La touche est toujours compliquée face aux Irlandais,” dit le Biarrot qui fêtera sa 66ème sélection dimanche.
“C’est un des pays qui pique le plus de ballons en touche. On a travaillé un peu dessus. D’autant plus que contre l’Ecosse on n’a pas eu une touche très propre.
“On a dû perdre deux ballons par notre faute et on a dû se faire contrer deux fois par les Ecossais.
“Ce n’était pas une manque de volonté qui nous a empêché de les contrer mais on n’a pas eu une contre très efficace.
“C’est toujours compliqué le premier match, de jouer avec des gens contre qui on joue toute la saison.
“On n’a pas l’habitude de jouer ensemble et c’est un domaine qui a besoin de beaucoup d’automatismes.
“On a travaillé là-dessus cette semaine et j’espère que ça va nous permettre de trouver les sensations, de piquer quelques ballons.
“Il va falloir être très précis contre l’Irlande.
“Pour la mêlée c’est différent. On a un cinq de devant très performant et une première ligne très solide.
“On utilise la nouvelle machine mais c’est surtout les hommes qui font la différence.
“On a été critique après le match contre l’Ecosse parce qu’on n’a pas lancé le jeu derrière la mêlée, mais quand il y avait une mêlée on ne pouvait pas parce qu’il y avait souvent pénalité ou bras cassé pour nous.
“Mais c’est quand même plus important de marquer et de pénaliser l’équipe adverse et si c’est en faisant de mêlées tant mieux.
“On a quand même eu un essai de pénalité ce qui nous a permis de rentrer dans le match surtout le paquet d’avants.”
Et même si la victoire 34-21 contre l’Ecosse a dissipé un peu la pression sur le groupe, Harinordoquy est conscient du fait que les Français doivent être plus présents en défense s’ils veulent enregistrer une neuvième victoire en dix rencontres face au quinze du trèfle.
En manquant 25 plaquages à Paris, les Français sont devenus la première équipe dans le tournoi à prendre trois essais face aux Ecossais depuis quatre ans.
“On était très désorganisés face à l’Ecosse. On a consacré deux gros entrainements sur la défense cette semaine.
“Il va falloir être plus solide la semaine prochaine contre une équipe qui fait peut-être moins de passes après contacte mais qui est un peu plus costaud.
“Il faudra être très organisé et un peu plus agressif.”