Les défaites en quart de finale de la Coupe du Monde, et 19 à 12 contre le Pays de Galles il y a 15 jours, sont toujours fraiches dans l'esprit des Anglais avant la rencontre contre les Bleus dimanche.
Les avants ont évité la critique avant le match, c'est la charnière de Stuart Lancaster qui a créé la polémique mais Stuart Lancaster a conservé Lee Dickson et Owen Farrell.
Un des entraineurs à Leicester Matt O'Connor a choisi de critiquer l'absence de Ben Youngs, remplaçant, et Toby Flood, non-retenu.
Mais pour Hartley et Cole le débat sur la charnière est au second plan par rapport à leur objectif de redresser les torts de 2010.
« Je les voie toujours ces mêlées. » a-dit-Hartley. « Un peu de rédemption serait bienvenue. Il y a des démons à chasser. C'est inexcusable pour un paquet d'avants de se faire repousser sur leurs propres ballons. »
« Je me souviens d'être assis dans les vestiaires au Stade de France après le match et je pensais 'on ne se fait pas remplacer à la mi-temps d'un match'. »
Cole était d'accord avec Hartley. Il a dit : « Ça devait être l'expérience la plus rude que j'ai eue. »
« Je suis plus motivé pour ce match à cause de ce qui s'est passé là-bas la dernière fois. C'est une bonne chose dans ce sens. »
« Ça va être hostile à Paris. On est 22 contre le stade entier. C'est comme si c'était toi contre le monde, d'une manière j'aime bien. »
Hartley et Cole sont deux membres d'une équipe anglaise inchangée au Stade de France, mais si Lancaster n'a pas changé sa charnière, ce n'est pas le cas pour Philippe Saint-André et ses Bleus.
Morgan Parra et François Trinh-Duc sont relégués au banc de remplaçants après le match nul décevant contre l'Irlande et ce sont Julien Dupuy et Lionel Beauxis qui sont titularisés.
Saint-André a dit : « C'est une charnière qui a eu l'habitude de jouer ensemble, au Stade Français. Il nous a donc paru cohérent d'associer Julien avec Lionel, plutôt qu'avec François (Trinh-Duc). »
« C'est aussi un choix, un ajustement stratégique. L'Angleterre est l'équipe qui occupe le plus le terrain, surtout à l'extérieur, nous l'avons vu en Italie et en Ecosse. »
« Et sur les trois premiers matchs, nous avons eu du mal à démarrer et à sortir de notre camp lors des vingt premières minutes. Le but est d'avoir du jeu au pied très long pour contrer le jeu de ping-pong et d'occupation des Anglais. »
« Ces deux joueurs connaissent bien nos systèmes, Julien est avec nous depuis deux semaines et demi et Lionel depuis le début de la préparation. »







