
Vincent Clerc et Maxime Médard ont marqué deux essais en première mi-temps et les Bleus menaient 16-0 à la pause.
Les Anglais sont revenus dans la partie en deuxième période mais malgré deux essais, de Ben Foden et Mark Cueto, en toute fin de match, ils n’ont rarement inquiété les Français.
Et Dusautoir, très affecté après la défaite à Wellington, a apprécié les efforts de ses collègues.
« Beaucoup d'entre nous se sont rendus compte qu'on passait à côté d'une chance extraordinaire de jouer une Coupe du monde pour son pays, » a-t-il dit.
« Ce sont des moments très rares dans une vie et on s'en rend pas forcément compte dans un système qui enchaine les compétitions. Ces victoires mitigées et la défaite face aux Tonga nous ont permis d'ouvrir les yeux. »
« Je ne sais pas si on a joué un très grand rugby ou fait des choses extraordinaires, mais il y a 22 Français qui ont montré une envie d'exister dans cette compétition. C'est très bien être en demie mais il va falloir recommencer et préparer cette demi-finale tranquillement. C'est sûr qu'on est mieux que la semaine dernière au même moment. »
Les Français ont pris le dessus dès le début du match avec deux pénalités de Dimitri Yachvili avant que Clerc marque le premier essai.
L’ailier toulousain a vu une faille dans la défense anglaise au niveau des 22m et a profité des plaquages manqués de Jonny Wilkinson et Ben Youngs pour marquer.
Dix minutes plus tard les Bleus avançaient de nouveau et c’était Alexis Palisson en extremis qui a pu servir Médard à l’intérieur pour le deuxième essai.
Les Anglais montraient une maladresse impensable et n’ont pas inscrit le moindre de point en première période, mais à la 54ème minute Foden a profité d’une pénalité vite-joué de Youngs pour éviter le plaquage d’Imanol Harinordoquy et aller marquer.
Le XV de la Rose a tenté d’augmenter la pression mais n’ont pas su profiter de la manque de discipline des Bleus.
François Trinh-Duc est rentré à la place de Yachvili en deuxième mi-temps et c’était son drop qui a scellé la victoire malgré l’essai en fin de match de Cueto.
Marc Lièvremont a dit : « J'ai le sentiment que d'une certaine manière, ce soir les joueurs ont honoré leur part du contrat. Ils ont fait aussi bien que certaines générations passées. »
« Maintenant, on a souvent vu dans le passé des équipes de France se sublimer dans l'adversité et se planter derrière. Reste à savoir si ce groupe a seulement envie d'imiter ses illustres précédents ou s'il souhaite écrire sa propre histoire. Il y a beaucoup de fierté, de plaisir. »