La performance de ce weekend fut très décevante à tous les niveaux, même si pendant les 20 premières minutes, l'Ecosse a dominé et a empêché l'Irlande de rentrer dans le match.
Les écossais ont pourtant gagné suffisamment de ballons pour remporter deux matches au moins mais la différence entre les deux équipes, c'est que l'Ecosse n'a pas été capable de finir ses actions. Sa conquête n'était pas bonne, ce qui est encore plus grave que les mauvaises passes de balle.
Chris Paterson a joué plus près de la ligne adverse que Dan Parks mais ça n'a pas suffit. C'est assez ironique mais si j'avais mené le jeu de cette équipe et vu combien la touche irlandaise était faible, j'aurais buté en touche et augmenté la pression.
On avait l'intention de jouer un rugby agressif mais nous n'avons été bons qu'à bouger le ballon d'un côté vers l'autre du terrain. Le premier essai irlandais s'est fait de manière très fluide et pourrait au final coûter à Kelly Brown sa place. Le second a été convertit grâce à une passe fantastique de Brian O'Driscoll - mais il fut fatal pour nous car il est arrivé juste après la pause.
Les écossais savaient que s'ils parvenaient à marquer après la mi-temps ils pourraient revenir dans le match.
Le meilleur joueur du XV du Chardon a été Alasdair Strokosch, très dynamique et travailleur sur le terrain. Il est en forme en ce moment et si Jason White revient, alors le débat sera ouvert car il n'a pas convaincu lors de ses deux premiers matches.
Si Frank Hadden fait jouer White, ce dernier pourrait glisser en deuxième ligne ou bien en No 8. Dans ce cas il serait en compétition avec Johnnie Beattie.
Je ne comprends toujours pas pourquoi Hadden a fait rentrer Parks à 15 minutes de la fin. S'il veut faire des changements contre l'Angleterre, pourquoi ne pas sélectionner Phil Godman dans l'équipe parce qu'en terme de dynamisme et d'éventail de jeu, Godman sera parfait pour le rôle.
L'Angleterre cherchera à piéger l'Ecosse à l'avant parce qu'ils savent qu'ils pourront aller titiller nos points faibles, surtout avec Phil Vickery et Andrew Sheridan.
Ce sera un match très exigeant, et nous verrons bien si l'Angleterre emmènera avec elle toute la confiance regagnée à Paris.