Cette première rencontre contre l'Ecosse va être très intéressante parce que c'est notre premier match après la Coupe du Monde, sous la houlette de Marc Lièvremont, Emile Ntamack et Dider Retière, et avec une équipe de France nouveau regard.
Le système de jeu va être différent, peut-être plus efficace qu’avant, et des nouveaux joueurs vont débuter notamment François Trinh-Duc en ouvreur. Le fait de le faire démarrer n’est pas si risqué que ça car ils ont David Skrela sur le banc, qui est très expérimenté. Trinh-Duc sera aussi épaulé par un Jean-Baptiste Elissalde à la mêlée.
Mais c’est vrai que pour un baptême du feu ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple de débuter en Ecosse mais il faut bien commencer un jour. Et c’est aussi le rôle des entraîneurs de prendre des risques, on verra après suivant l’issue du match si c’était bien ou pas.
Ce qui m’a étonné par contre c’est la non-titularisation d’un joueur comme Julien Bonnaire qui est très fort au jeu aérien, en touche et au renvoi, un peu dans le même style qu’Imanol Harinodoquy.
Quant aux écossais il va falloir faire attention à eux. En plus il neige à Edimbourg ! Même si le potentiel français est supérieur au potentiel écossais je pense que ce sera un match serré et on espère bien ne pas voir le même scénario qu’il y a deux ans. Ils ont des joueurs dangereux, notamment le jeune De Luca. Il faudra rester bien en place. On a eu qu’une semaine de préparation et Lièvremont va essayer de mettre en place un nouveau système de jeu mais je crois que cette équipe de France a beaucoup de cœur et d’envie. Et même s’il y a un peu de déchet dans son jeu, il faut qu’elle ose, qu’elle soit courageuse et entreprenante.