Le troisième ligne du XV de France Sébastien Chabal affirme ne pas être 'stressé' malgré la pression grandissante avant le match décisif des Bleus contre l'Irlande en Coupe du Monde de Rugby vendredi soir.
Après une défaite choc contre l'Argentine en match d'ouverture et une victoire facile face à la Namibie la France dispute ce soir une rencontre capitale au Stade de France. La France est troisième du groupe D avec six points, derrière l'Argentine et l'Irlande. Un revers et c'en est fini de leurs chances de se qualifier pour les quarts de finale.
Mais Chabal qui est devenu depuis le début du mondial le joueur emblématique de l'équipe de France grâce à sa puissance sur le terrain et surtout à son look, ne veut pas céder à la pression.
'Je ne suis pas du genre à me stresser, donc je laisse venir les choses tranquillement,' dit-il.
'Il faudrait qu'on prenne le point de bonus, c'est sûr. Les Irlandais ont aussi une revanche à prendre. Ca promet d'être un beau match.
'Aujourd'hui, on a beaucoup de pression. On a tout à perdre mais aussi tout à gagner. Mais je suis confiant, j'espère qu'on va les battre si on met les choses en place. Les Irlandais ont mal commencé leur mondial mais ça reste l'Irlande.'
Le XV du Trèfle a remporté ses deux premiers matches contre la Namibie (33-17) et la Géorgie (14-10) sans toutefois convaincre.
'Nous ne sommes pas supérieurs aux Irlandais,' a ajouté Chabal. 'Il n'y a pas d'excès de confiance.
'On va essayer de prendre le match par le bon bout, comme on l'a fait pour la Namibie. On aborde un match très important et on sait qu'on pourra gagner.'
De son côté le capitaine irlandais Brian O'Driscoll espère bien faire douter ses adversaires dès les premières minutes du match pour les pousser à commettre les mêmes erreurs que contre l'Argentine il y a deux semaines.
'L'entame du match sera décisive,' dit-il. 'On ne pourra pas se permettre de laisser la confiance des Français grandir dès le début.
'Le plus tôt nous ferons taire le public du Stade de France, le mieux ce sera. Les Tricolores sentiraient alors une certaine tension qu'ils ont déjà vécue.'
O'Driscoll reste confiant quant aux chances de qualification de son équipe.
'Notre destin est toujours entre nos mains,' insiste t-il.
'C'est le plus important. Surtout que quoi qu'on en dise, on en est exactement là où nous pensions être, à savoir devoir battre la France pour continuer vers la phase finale.'