L'ancien international français Serge Blanco est convaincu que la France peut devenir championne du monde après leur performance encourageante lors du tournoi des Six nations 2005.
Les hommes de Bernard Laporte ont deuxième derrière les Gallois, vainqueurs du Grand Chelem pour la première fois depuis 1978.
La France avait débuté l'édition 2005 avec deux victoires peu convaincantes sur l'Ecosse et l'Angleterre mais a terminé le tournoi sur deux victoires flamboyantes contre L'Irlande, prétendante au Grand Chelem, et l'Italie.
Entre temps les français s'étaient heurtés à la qualité de jeu du Pays de Galle qui les avaient battus 26-18 au Stade de France le 26 février dernier.
Même si le trophée est maintenant entre les mains des Gallois, Blanco considère que la performance des français laisse présager une année 2006 riche en titres.
''Si l'équipe de France devient championne du monde en 2007, ce que je commence à croire sérieusement, ce sera parce qu'elle aura évolué d'une manière extraordinaire dans ce Tournoi,'' a déclaré Blanco, 93 fois international et président de la Ligue professionnelle, au Parisien lundi.
''Il aura fallu le match raté contre l'Ecosse, puis celui moyen contre les Anglais pour métamorphoser le jeu.
''Bien sûr, des concours de circonstances liés aux blessures ont provoqué les titularisations de garçons comme (Nicolas) Mas, (Julien) Bonnaire, (Yannick) Nyanga, (Julien) Laharrague, (Cédric) Heymans, (Benoît) Baby et (David) Marty qui ont apporté un élan nouveau.
''C'est là la victoire de tout le rugby français. Notre système est le meilleur.
''Les clubs du Top 16 ont tous leur centre de formation. Il n'y a donc pas de souci à se faire pour le futur.
''Il faut louer également l'état d'esprit de cette équipe. J'ai encore pu constater à Rome combien la solidarité y est forte.
''On peut parler d'esprit nouveau, insufflé par l'entourage qui a compris qu'il fallait aller vers un rugby plus ambitieux.
''Nous retrouvons le rugby de mouvement que j'ai pratiqué, fait de passes, de recherche et de prise d'intervalles. ''Nous sommes armés pour la conquête et, maintenant, nous avons les attaquants pour utiliser les ballons à fond.''
Blanco a aussi tenu à défendre le travail de Bernard Laporte, largement critiqué après la tournée d'automne décevante et les deux premiers matches du tournoi.
''Bernard Laporte a eu l'intelligence d'adhérer à cette volonté nouvelle d'attaquer plus franchement,'' a ajouté Blanco.
''Cette évolution laisse à penser que nous pouvons remporter le titre dans deux ans.''
La France a atteint la finale en 1987, sous le capitanat de Blanco, mais avait perdu contre la Nouvelle Zélande, ainsi qu'en 1999, battue cette fois-ci par l'Australie.