
L’essai de Vincent Clerc dans les arrêts du jeu a tout de même assuré la qualification pour un quart de finale face à l’Angleterre samedi prochain.
Mais après la piètre performance face aux Iliens Lièvremont a reconnu que la conquête française devrait s’améliorer pour prétendre à la victoire face aux anglais.
« J'ai toujours confiance en mes joueurs. J'attends bien sûr plus de combat, de précision, » a-t-il dit.
« J'attends une réaction sur les valeurs dont je parlais parce que j'ai confiance en eux. On n'a pas le choix de toute façon. On fait partie de la même aventure. J'ai toujours envie de me battre et les joueurs aussi. »
« Il est difficile de donner des explications à tout. Assumer ses responsabilités fait aussi partie de mon vocabulaire. J'ai envie de l'exprimer avec mes joueurs et mon staff. Mais il y a beaucoup à redire sur les contenus. »
« Plus le match avançait, plus on s'est fragilisé. Il faut bien reconnaître qu'on a failli sur la conquête et la discipline. On avait affiché jusque là une progression qui me semblait intéressante. »
Les Bleus n’ont jamais su gagner les impactes face à une équipe tongiènne qui les a dominés physiquement.
Et ça aurait pu être pire si Kurt Morath avait été plus adroit avec ses tirs au but.
Les Français avaient pourtant bien démarré la rencontre avec une pénalité de Dimitri Yachvili.
Morath et Yachvili ont ajouté une pénalité de plus chacun avant que Sukanaivalu Hufanga marque le premier essai.
L’ailier a récupéré la passe au pied de Morath avant d’éviter le placage de Bonnaire pour marquer en coin.
Les équipes sont rentrées aux vestiaires après deux pénalités de plus, avec un score de 13-9.
Morath a ajouté deux pénalités en deuxième mi-temps et la mise aurait pu être plus sévère si les Tongiens avait su profiter de leurs occasions d’essai, notamment une percée de l’intenable Viliami Ma’afu.
Clerc a marqué en tout fin de match, son cinquième essai du mondial, après une série de mêlées à cinq mètres pour au moins offrir le point de bonus synonyme de la qualification pour le Crunch à Eden Park samedi.
Lièvremont a ajouté : « Je sais où je vais. J'assume mes convictions. J'ai le sentiment que le message est compris et partagé par mes joueurs.
« Il va être très compliqué de chambouler cette équipe pour le quart. J'ai fait des choix, j'avais annoncé qu'on tournerait durant deux matchs et que l'équipe se figerait après la Nouvelle-Zélande. Je ne crois pas que si Pierre, Paul ou Jacques avaient joué, le résultat aurait été différent. »