
Après un Tournoi RBS 6 Nations en demi-teinte, et la déroute face à l’Australie lors des tests de novembre, les Bleus se retrouvent sous pression de trouver une régularité avant le voyage au pays du long nuage blanc.
Et grâce à des grosses sessions de travail physique lors du stage à Chambon-sur-Lignon l’ancien troisième ligne des Bleus s’est dit soulagé du travail du groupe.
« Je suis très content de l'ensemble de la préparation. Je sens un gros investissement du groupe. Franchement, je ne savais pas comment cela allait fonctionner, » a constaté Lièvremont au Midi-Olympique.
« A Marcoussis, on travaillait déjà la cohésion. Nous sommes dans la continuité et profitons du cadre de verdure au Chambon-sur-Lignon pour y parvenir. En ce sens, on essaye de surprendre les journées lors des journées de transition, de faire en sorte qu'ils en bavent. »
« Cela leur permet de s'encourager, d'apprendre à se connaître mais aussi de crever d'éventuels abcès ou tensions et après ces moments de souffrance, on apprécie de voir les sourires revenir sur les visages. »
Et à un mois de la date où il devra réduire le groupe aux 30 qui partiront pour la Coupe du Monde, Lièvremont a confirmé qu’il ne comptait pas emmener de joueurs qui ne font pas actuellement partie du groupe.
« Les choix qu'on devra effectuer... Moi, j'y pense en permanence. J'essaye de donner du sens à tout ce que nous faisons à l'entraînement pour me projeter vers la compétition et vers les choix à faire, » a-t-il ajouté.
« Mais c'est compliqué. Il y a à la fois une dimension médicale, une autre humaine et bien sûr une sportive.
« Je n'ai téléphoné à personne pour lui dire de se tenir prêt. Sauf catastrophe, les 30 qui disputeront la Coupe du monde se trouvent dans les 33 qui ont été retenus. »